L’enterrement écologique, un dernier geste en faveur de l’environnement

L’enterrement écologique, un dernier geste en faveur de l’environnement

L’écologie est désormais un thème omniprésent. Les citoyens sont sollicités de toutes part afin de les sensibiliser à l’importance de l’habitat écologique et de les encourager à se préparer à des normes environnementales européennes toujours plus sévères. Le secteur des obsèques ne pouvait évidemment rester en marge de cette prise de conscience et la dimension écologique reçoit une attention de plus en plus soutenue lors des funérailles.

Les funérailles écologiques ou « vertes » font logiquement écho à la popularité grandissante des cimetières naturels. Dans le cadre d’un enterrement, le respect de l’environnement peut revêtir plusieurs formes. On peut par exemple opter pour une pierre funéraire réalisée dans un matériau entièrement biodégradable au lieu de la traditionnelle stèle en pierre naturelle. Plus la pierre est lourde, plus l’impact sur l’environnement est grand. La plupart des pierres naturelles sont de surcroît importées de pays lointains comme l’Inde et ont donc une empreinte écologique considérable.

Outre la pierre tombale, les préoccupations écologiques peuvent également se traduire au travers d’autres détails tels que les faire-part imprimés, les fleurs ou le cercueil. La majorité des gens choisissent un cercueil traditionnel, mais un linceul biodégradable constitue une alternative respectueuse de l’environnement. Des décisions gouvernementales sont également prises en la matière. Les cercueils en zinc et en polyester sont encore autorisés dans la Région bruxelloise et en Wallonie, mais sont interdits en Flandre.

Le concept de l’enterrement « écologique » est relativement récent et doit encore se faire connaître du grand public. « Jusqu’à présent, ce concept reste confidentiel. L’an dernier, une seule personne a demandé des informations, mais quand elle a eu connaissance du prix, elle a raccroché immédiatement. Pour l’heure, le prix élevé reste un obstacle majeur », conclut Christophe Bruyneel, entrepreneur diplômé en pompes funèbres.

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