De plus en plus populaires dans les pays voisins, les cimetières dits « naturels » ne remportent encore guère de succès en Belgique. « Pour l’instant, seules les villes de Saint-Nicolas et d’Anvers proposent un cimetière où l’on peut enterrer des urnes biodégradables », explique Christophe Bruyneel, entrepreneur diplômé en pompes funèbres.
La Belgique est donc à la traîne par rapport à ses voisins. « Aux Pays-Bas, en Allemagne et en Angleterre, le concept du cimetière naturel est populaire depuis plusieurs années. Chez nous, Anvers et Saint-Nicolas sont les seules villes à le proposer. Depuis des années également, on plaide pour l’aménagement d’un cimetière de ce genre à Geel. Le manque de place est le principal problème, mais je m’attends à ce que d’autres villes et localités suivent le mouvement dans les prochaines années », souligne Christophe Bruyneel.
Si les cimetières de Saint-Nicolas et d’Anvers sont qualifiés de « naturels », il y a néanmoins une différence avec ceux d’autres pays. « Sur ces deux sites, il est seulement possible d’enterrer des urnes biodégradables. Il n’y a pas de place pour les dépouilles, alors que c’est le cas chez nos voisins. »
Quiconque souhaite inhumer un membre de sa famille dans un cimetière naturel doit acheter une concession, exactement comme pour un enterrement traditionnel. « Le concept est simple et comparable au rituel d’inhumation que nous connaissons. On achète une concession pour plusieurs années, le défunt est enterré et vous choisissez une pierre tombale. Il peut s’agir d’un élément naturel ou d’une croix en bois. Le défunt est enterré dans une urne biodégradable ou un linceul biodégradable. »
Le coût d’une concession dans le cimetière naturel de Bergerbos aux Pays-Bas peut atteindre 7 000 euros pour 100 ans. « C’est assez cher, mais les prix varient. Le problème réside dans le fait que les cimetières naturels sont des propriétés privées, ce qui explique leurs prix relativement hauts – les tarifs communaux applicables aux crémations et aux cimetières traditionnels sont un peu moins élevés », conclut Christophe Bruyneel.