Cette année, le cap des 50 % sera franchi pour la première fois : on estime en effet que 51 à 52 % des cérémonies de funérailles auront donné lieu à une crémation.

Il existe cependant des différences notables entre régions et entre milieu urbain ou rural. Ainsi, en ville, les crémations constituent facilement 80 % des cérémonies de funérailles.

Les explications de la hausse du nombre de crémations résident notamment dans la diminution de la fréquentation des églises, selon Dela, leader sur le marché des assurances obsèques.

« Cimetières » privés : pas sans risque

Un phénomène de société qui a poussé certains à proposer un nouveau service : le cimetière cinéraire privé.

Depuis 2009, un décret wallon autorise en effet aux proches de reprendre les cendres du défunt à leur domicile ou encore à permettre la dispersion des cendres sur un terrain privé (la dispersion sur un terrain public est interdite) moyennant accord préalable du propriétaire.

«L’esprit du décret était de permettre aux familles de disperser dans leur jardin ou dans un lieu que le défunt appréciait particulièrement et ce en accord avec le propriétaire du terrain», indiquait récemment le ministre wallon Paul Furlan (PS) en réponse à une question de la députée Chantal Bertouille (MR). Tout en précisant que cette mise à disposition d’un terrain pour la dispersion des cendres ne peut donner lieu à un paiement.

Dans les faits, certains contourneraient la mesure en facturant, non pas la dispersion des cendres, mais un service annexe : pose d’une plaque commémorative ou organisation de la cérémonie…

Dans sa réponse parlementaire, le ministre des pouvoirs locaux précisait encore que ce lieu privé ne rentre pas dans la définition du terme de cimetière au sens des lieux d’inhumation et de dispersion publics reconnus. Avec les risques que cela suppose : quid si, après quelques années, dans la jolie prairie où vous avez dispersé les cendres d’un être proche le propriétaire décide d’ériger un building de béton…?

source: lavenir.net - Alain WOLWERTZ